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Programme
Economie et politique 2002
Un des cœurs du problème qui se pose aux politiques, les autres le vouloir vivre, le vouloir prendre sa part des joies de l’existence de tout un chacun, ce qu’on appelle sa place au soleil, le bonheur de vivre consciemment.
L’organisation la gestion de ressources de l’oikia (la maison devenue au sens large et plus complexe le « pays ») est en effet avec les siècles devenue colossale ; il a fallu la pratiquer, en maîtriser les données, en créer les règles, en trouver et en donner les raisons, prendre conscience de son caractère relatif, selon les époques, de son évolution historique, du zèle du pouvoir du jeu des intérêts, de l’avènement des idées de justice dans la production et la répartition des richesses naturelles (le système d’irrigation dans les montagnes, les Pyrénées, ou le travail solidaire lors du battage sur les terres des grands Causses en sont d’excellents exemples) des règles pratiques, coutumières ou écrites ont été édictées dans les époques anciennes (l’Égypte, Sumer etc.)
Des théories générales sont nées dès la Grèce, et ont connu un développement incroyable, et une recherche de possibilités, de prévisions, de remèdes aux adversités ou aux coups du sort, ou aux conséquences d’erreurs, ces sciences s‘avérant fortes peu exactes encore aujourd’hui.
Dès que l’on sort de l’autarcie et que l’on pratique les échanges de biens nécessaires à la subsistance apparaissent le troc, la monnaie, les monnaies, les organisations, les finances, les banques et les gigantesques regroupements, qui viennent d’aboutir, après des siècles, au jamais vu à la mondialisation. Qui peut être la meilleure ou la pire des choses.
Des volontés, des choix politiques différents ou opposés initient, accompagnent, contrôlent, corrigent, régulent ou laissent faire. Il est ici inutile de rappeler les événements qui viennent de se passer à la taille et au-delà des continents d’un côté les puissances financières poussant les gouvernements qui osent être récalcitrants pour imposer une économie de marché sans contrainte, de l’autre pour obtenir un contrôle en faveur d’une répartition plus juste des biens ; la « santé des marchés » ne correspond guère à celle des gens démunis, rejetés par des règles impitoyables en marge, sans rien comprendre à ce qui se passe, ou et sont totalement impuissants, qui restent comme des pions sur un échiquier, autrement complexe qu’un « jeu de société», celui-là, le jeu véritable pouvant être mortel pour eux.
L’économie de marché qui propose « l’égalité (théorique) des chances » et « que le meilleur gagne ! », Sous-entendu "que l’autre crève”, incite en effet chacun à produire, à créer de la richesse, donc à vivre et à bien vivre, lui et sa famille ou ses proches, mais a priori ne l’incite pas directement à participer au bien commun, à envisager le partage ave d’autres.
Cette économie de marché, fait de lutte pour la vie la concrète ; la é le succès ne s’occupe pas a priori des inégalités
1°qui existent au départ (capital terre, bien mobiliers ou immobiliers, intelligence(pas forcément définie par un QI à redéfinir ) et qui se compose d’intelligence concrète, abstraite, intuitive, humaine, et des effets de la culture (due au milieu l’éducation l’environnement etc.)
2° de celles qui sont induites par la vie : santé, énergie propre, conditions matérielles et morales, intellectuelles de vie, âge, etc. qui font que certains et certaines se retrouvent en position de faiblesse, et qui se trouvent donc dans un processus de dévalorisation croissante, quasiment irréversible dans certains cas.
Le fossé se creusant entre ces catégories de citoyens l’économie de marché me ne propose pas d’autres palliatifs ou remèdes qu’annexes, soit laissées aux initiatives privées, soit prises en compte à l’intérieur du système économique lui-même dans son propre intérêt, afin de ne pas provoquer de crises trop graves, voire gravissimes, capables de l’entraver et de le détruire révoltes, troubles, durables révolutions et succès de systèmes politiques tout à fait antagonistes(dont on peut voir des annonces dans les dernières élections.au mieux elle entretient un rêve qui peut être celui du « rêve américain » le clochard satisfait dans son carton du système car rien ne l’empêche théoriquement de devenir, ou version européenne, les droits de l’Homme, théorique, avant qu’on y inclue les droits de la femme de l’enfant, et les droits sociaux ainsi que leurs conséquences sociales politiques et économiques.
Le caractère « vital » ou vitaliste de la pure économie de marché porte, en son principe, un amoralisme fondamental, une absence de civisme, ou un civisme de groupe, devenu caste, de celui des gagnants (la Silicon Valley), séparé et protégé des faibles, apparus comme dangereux, hostiles, classe sociale dont les extrêmes se retrouvent non seulement dans les banlieues de nos villes, les tours et les barres, dont la violence apparaît comme un épiphénomène, ou des habitants des bidonvilles et de ceux qui vivent des produits des montagnes de déchets des riches, dont ces derniers se moquent totalement.
Le dernier avatar de ce système extrême est l’attention, dont j’ai parlé, enfin portée par les responsables de ces dérives, est la réflexion menée par le FMI lui-même dans un de ses rapports (cf. Awarthy Sen, Odile Jacob) sur les limites du PIB (produit intérieur brut) « qui ne peut saisir ce qui compte réellement pour les habitants d’un pays : la liberté et les droits de l’homme » ; la macro économie ne suffit pas. Le FMI prône la nécessité de faire participer les pauvres pour relever le niveau de vie des plus démunis. Les impératifs de l’économie mondiale « ne s’opposent en aucune manière à la prise en compte des droits de l’homme dans la lutte contre la pauvreté.
Sous cette belle rhétorique se cache la crainte que les millions d’hommes bernés ne réagissent enfin ne revendiquent haut et fort et violemment leur part des biens produits sur cette planète et partagés de façon que cessent les famines, les morts par manque de soins (l’exemple du sida n’en est qu’une des faces les plus spectaculaires, mais des centaines d’autres, mais les hommes enfermés à Sangatte au seuil de ce qu’ils pensent être une terre de liberté où ils pourront travailler et gagner leur vie - ; il ne s’agit pas de devenir milliardaires, aucune commune mesure avec les passages des frontières par de l’argent- sale ou propre- !) comme des rats pris au piège de cette économie sans visage humain, de gosses mis trop tôt sur le marché du travail etc.
Dans ces systèmes où l’État joue un rôle minimum, même ceux qui sont démocratiques n’apportent pas d e remède, entraînés qu’ils sont par les puissances financières internationales qui les menacent de transfert ou de fuite de capitaux, donc de le ruine pour le pays dont ils ont la charge ou qui usent de l’arme redoutable de la persuasion d’experts, titre souvent usurpé aux dires même des spécialistes.
Enfin la complexité des règles, des imbrications multiples de facteurs dont le sens n’est accessible qu’à une minorité, crée une peur compréhensible de la part du citoyen lambda qui a le sentiment d’être la victime d’embrouilles, du mépris des « nantis » et qui est donc d’autant plus tenté pas la simplicité et la clarté des populismes et nationalismes, défendu avec à propos par des leaders avides de pouvoirs et qui défendent des remèdes des pires (fascismes avec leurs relents de sinistre mémoire) aux plus innocents apparemment mais irréalistes et rétrogrades des nationalismes, faits de frontières sécurisantes, de bon sens d’ordre, qui marient le ridicule et le dangereux sans aucun scrupule bien entendu. Cet abus de confiance connaît un succès relatif, mais constant et inquiétant, car les individus les plus mal informés, de bonne foi, insatisfaits d’un système trop complexe, se reposent ainsi d’un effort de compréhension que le mépris des nantis ne favorise guère, d’une attente déçus, sur un chef charismatique, du bon vieux et toujours vivace patriarcat, dont ils attendent toutes les solutions.
En face les socialismes historiques, riches de théories mais lourds d’une histoire chaotique, contradictoire, controversée ou estimée caduque, ont proposé des solutions radicales soit sous leurs formes marxistes, léninistes ou maoïstes soit sous des formes plus nuancées mais toutes rattachées à l’idée du tout État, nationalisations, bureaucratie absence des libertés fondamentales, l’individu soumis entièrement à intérêt de l’État.
Ces solutions tentent aussi encore beaucoup de mécontents, en raison de leur radicalité (qui veut la fin veut les moyens), de leur appel à la générosité de leurs défenseurs (on se sacrifie pour des lendemains qui chantent Besancenot et Arlette Laguiller qui n’ont fait aucune carrière (« ce n’est pas le genre de la maison » dixit Besancenot) n’ont tiré aucun avantage personnel de leur long combat, dans une morale révolutionnaire toute méritoire, mais au profit de qui en réalité? En théorie il s’agit bien d’une justice sociale rigoureuse au moyen d ‘une économie planifiée ; rien de plus satisfaisant pour l’esprit, pour l’éthique. Mais les corollaires, qu’en est-il ? Des applications pratiques ?
Economie sociale longtemps étatique jusqu’au revirement de 1983 qui parut et paraît encore si choquant que beaucoup de socialistes ont rendu leur carte à l’époque ; et depuis une dérive pragmatique, une navigation à vue, avec une volonté de concilier des choix qui à l’intérieur du système paraissent inconciliables. Ce ne fut pas manque de compétences de haut niveau, mais dans le redoutable rapport de forces, que forme le microcosme politique avec ses composantes économiques, morales, culturelles nationales, européennes et internationales, avec l’accélération des nouvelles solutions, un enjeu qui n’a pas été atteint, ou que très, trop, partiellement. Au sein de l’Europe, entité évidemment nécessaire, le pouvoir exécutif dans notre pays s’est sans doute battu vaillamment.
Mais ce travail méritoire est resté imparfait en raison
-Des luttes de pouvoir dans et entre les partis
-des luttes entre les intérêts capitalistes et ceux des gestionnaires de ce pays, leur chantage auprès des pouvoirs qui ont été paralysés, triomphe des intérêts particuliers sur l’intérêt général (voir les hystéries, accentuée par la légèreté des médias, des stock-options ou de l’e -économie, la richesse au bout des doigts, l’envolée des salaires
D'analyses théoriques précipitées hâtives de politologues parlant du désintérêt du politique et prédisant la perte du politique, l’État réduit à une gestion minimum, et se désintéressant des questions sociales (à bas l’état providence réveillez-vous, un bon coup de pied ! faisant le pendant du trio ignoble travail famille patrie,
La gauche traditionnelle sur cette pente habilement savonnée par ses adversaires des ou des quatre bords et défendue par les classes moyennes puis par les cadres et cadres supérieurs (sans parler de la gauche caviar il faut bien reconnaître la distance béante entre les gouvernants et les pauvres (étrange catégorie héritée du vocabulaire chrétien et réapparue opportunément sous toutes les plumes et dans le langage commun)a peiné, et c’est peu dire, à garder son identité. Est réapparu un concept déjà ancien mais employé à d’autres domaines, celui de « modernité ».
Des habillages linguistiques ne changent pas la réalité, il y a ceux qui regardent passer le train ou l’avion, de leur appartement modeste u de leur pavillon payé leur vie durant ou presque, et ceux qui bénéficient concrètement du concept abstrait « France est riche », des échanges culturels, de la pratique des sports, de l‘industrie de luxe, de la mode ‘les médias n’en sont –ils pas les premiers présentateurs ? , Des « troisièmes yachts », des résidences secondaires et du confort moral que peut représenter l’aisance à court moyen et long terme pour les possédants, leur famille, leurs enfants.
Même les gouvernants choquent par leur train de vie, leur apparente indifférence à ces privilèges même s’ils sont acceptables vu un travail et une responsabilité considérables (mais un degré inférieur de traitements libéreraient des sommes considérables utilisables pour des crèches ou des accueils de jour pour les Sdf) ; Certains hommes et femmes de gauche commencent à le comprendre ;
Si la gauche traditionnelle ne fait pas son travail qui est de gérer un pays en y établissant une véritable justice sociale en même temps que les conditions concrètes de la liberté et de la fraternité, dans une ouverture équilibrée avec le reste du monde, qui le fera ?
LES MAUVES proposent
L’économie est au centre de tout. Mais selon notre principe :
« C’est un tout que l’être humain et ce tout est prioritaire ».
Que proposons –nous de neuf dans ce domaine ?
y-a-t-il une troisième ou une quatrième voie ? Nous ne savons pas quel nom lui donner et cela nous est égal.
S’il y a un héritage à choisir nous prendrions celui de la social-démocratie. Cela fait déjà cinq ans que j’y pense.
En effet, c’est un système à la fois démocratique et social. Il n’est pas question d ans un programme comme celui-ci de donner les origines la formation l’histoire de ce type de régime mais on conseille vivement au lecteur et à la lectrice de s’informer l’histoire des régimes politiques vaut largement un roman et n‘a rien de rébarbatif, contrairement à l’opinion répandue par une intelligentsia qui n’a aucune envie qu’on mette son nez dans ses affaires et qu’on comprenne un peu mieux le fonctionnement des systèmes politico-économiques existants qui nous régissent jusque dans les supermarchés ou dans le coût d’un livre, d’un disque ou d’un ticket de bus. Il n’y a rien de tel que de sa faire une opinion par soi-même. Je me méfie de l’éloquence et de la rhétorique.
Disons pour faire simple que ce régime est un régime original par sa structure et modéré dans ses moyens mais ils peut-être très équilibré et efficace. S’il maintient la propriété privée des principaux moyens de production, s’il ne planifie pas l’ensemble de l’économie, il pratique une politique sociale ; elle consiste à rechercher un compromis entre les classes sociales (négociations, conventions, participation des syndicats),
A favoriser la production non marchande,
A limiter ou à corriger les inégalités de répartition par des transferts importants vers les plus défavorisés,
Ce système n’est donc pas révolutionnaire, ni tributaire des idées marxistes. Est-il pour autant exclusivement pragmatique ? Par rapport à des idéologies systématiques, il peut apparaître tel, mais c’est une erreur d’appréciation ; en effet il ne faut pas confondre les plans, choisir un processus concret t progressif, fait de rééquilibrages négociés et raisonnés entre des parties aux intérêts partiellement différents voire divergents, mais liés structurellement peut apparaître à des théoriciens purs comme des compromis sinon des compromissions ;
Mais il nous paraît qu’il y a là peut-être quelque chose de politiquement positif, dans la mesure où les deux parties sont engagées dans une sur leurs apports réciproques (capital gestion et force de travail compétences production concrète)
Il est également nuancé car il n’exclut pas les nationalisations pour les services publics.
Nous soutenons la lutte, les actions menées en faveur du maintien du service public, en particulier, et entre autres la poste, les transports, (le ferroutage), l'Éducation nationale gratuite et laïque depuis la maternelle jusqu’aux universités et grandes écoles, les télécoms, GDF, la santé publique qui garantit l’égalité et la qualité des services pour tous les citoyens et sur tout le territoire, et la sécurité pour les employés de ces services
Mais du même mouvement nous préconisons l’initiative privée, dans la liberté d’entreprendre, le soutien à la création d’entreprise, au x petites entreprises, y compris le droit à l’allocation chômage pour les créateurs de petites entreprises qui auront échoué, en même qu’une simplification des démarches des contraintes administratives dissuasives par leur minutie et leur complexité mais aussi un changement de ton d ans le rapport des administrations et des citoyens (au lieu d’une simple prise n compte accompagnée d’une quête systématique des erreurs commises, un rôle de conseils et de prévention des pièges. On proposera aussi à la manière des usages de certains pays comme le Japon de fascicules préparés par l’administration et établissement les barèmes et les tarifs à payer selon les différents secteurs de leurs activités, prévenant ainsi des sources d’erreur et perte du temps.
Cette économie laisse les gens libres, et capables d’exercer un pouvoir réel et significatif sur leur mode d’existence. Le choix de leur sexualité, du type de famille auquel ils souhaitent appartenir, du mode de procréation des enfants qu’ils élèveront, de leur parentalité, de leurs créations culturelles, de l’emploi de leur temps libre. Si l’État offre alors une aide c’est dans le sens d’une juste répartition, et non en dictant un modèle moral ou social uniforme.
Dans le même ordre d’idées, nous défendons les retraites par répartition sans écouter les sirènes des bien nantis, car nous tenons à ce qu’avec l’âge les gens ne voient pas naître une insécurité ou une précarité totalement injustifiée, et ne dépendent pas, pour leur niveau de vie et leur indépendance de l’évolution et des fluctuations des marchés financiers.
Ce sont là quelques-uns des devoirs fondamentaux de l’État, qui escorte ainsi la vie de gens qui participent et ont participé au bien général en même temps qu’aux leurs.
Fiscalité L’État en effet prélève sur les bénéfices et les biens de citoyens des impôts, qui sont la contribution des citoyens à la vie sociale. La fiscalité est l’objet de rouages complexes relatifs (qui touchent à) la conception de la vie en commun. L’individu a le droit de savoir comment se répartit cet argent dans les dépenses générales, le budget soit d’un état soit d’une ville, et de faire des choix. Le député propose les options des citoyens en fonction de son programme.
La transparence est nécessaire mais pas suffisante. Il est évident que le citoyen peut être trompé par le langage employé de bonne fois abusé par des explications orientées politiquement, ce qui est admissible mais doit toujours être explicité, et ce, d’autant plus, qu’il est situé au bas dans l’échelle sociale, car il n’a pas la formation technique pour comprendre et juger partir de simples diagrammes ou pourcentages qui lui sont offertes avec la feuille d’impôts... car l’injustice prend une figure particulièrement cynique dans ce domaine. Le moins bien nanti n’a même pas une” idée” de l’ampleur des sommes réunies et engagées et de leur valeur relative, ni de leur “évaluation” dans un ensemble non seulement franco-français mais à l’échelle internationale.
A l’échelle d’une ville il est plus susceptible de juger du résultat. Entre la Grande Arche à Paris et les dépenses provinciales même dans une grande ville il y a une énorme différence.
1)L’impôt sur le revenu s’il y a production de richesses (cf. “La cagnotte) doit être le premier à être revu à la baisse ; La perte subie par le citoyen possédant un capital et payant l’ISF ne souffre aucune comparaison avec lune imposition excessive l’achat à crédit d’une” maison” dans les villes neuves. Il ne faut pas hésiter à appliquer une échelle proportionnelle imposant plus le possédant; le niveau de vie du premier ne souffrira, dans sa vie quotidienne sa sécurité sa santé pas d’une réduction de revenus même forte tandis que la vie quotidienne du second peut être bouleversée.
Nous nous opposons à la mensualisation de l’impôt payable à la source, qui sera donc moins contrôlable ; ainsi qu’à la réduction des tranches d’imposition, qui pénalisera les petits salires et les salaires intermédiaires
ISF : le spectre de la fuite des capitaux à l’étranger, mythe commode, a été mis à mal par des études comparatives (cf. le Monde du 6.4 00. Il n’a pas du tout l’impact dévastateur prétexté. En fait s’opposent deux politiques bien connues, celle qui se veut sociale (euphémisme, pour ne pas employer le terme d’injustice) et celle qui se veut libérale absolue (mythe qui ne protège que les gens les plus privilégiés)
La réduction de l’impôt indirect tel qu’il vient d’être pratiqué soulage les classes sociales qui ont un niveau de vie déjà convenable (propriétaires, locataires qui font des travaux etc.) mais n’apporte rien de significatif pour les difficultés de la vie courante des classes défavorisées ou des classes moyennes (petits employés très petites entreprises, petits agriculteurs etc.) Une baisse n’est sensible qu’à une échelle élevée. Ce n’est donc pas un changement véritable mais une faible modification qui ne change rien aux problèmes réels.
Il n’est pas question ici de faire une liste exhaustive q de toutes les mesures que nous prévoyons et prévoirons, mais ces quelques exemples suffisent à en donner une idée. Le rééquilibrage en faveur des plus démunis doit être une politique systématique, franc, constant et ne doit en aucun cas être laissés aux associations caritatives(qui font un très bon travail et seront soutenues et encouragées bien entendu mais qui doivent pas être considérées par les gouvernements comme une alternative pratique commode irresponsable (exemple des aides de type « soupes populaires.
Un économiste (article du Monde) a résumé la situation à peu près ainsi : un pays où la situation est juste et saine,
Peut être comparé à une montgolfière, en bas dans la nacelle une toute petite poignée de gens démunis, le ballon lui-même représentant la grosse majorité de population, les classes moyennes et tout en haut une toute petite frange de grosses fortunes ; il craignait de voir se transformer le pays en un sablier.
On nous dira que nous allons à contre courant de la modernité. Nous, nous disons que nous faisons de la résistance active, et que plus nous serons nombreux à le faire, et pas seulement dans la rue ou dans les contre-manifestations internationales face au grands congrès des pays riches(qui ont leur utilité) mais par notre présence à l’assemblée nationale pour proposer de bonnes lois, plus nous aurons de pouvoir réel et légitimé par le peuple, plus nous aurons de chance de créer un contre courant, et de rééquilibrer les forces in présence et de rétablir une véritable justice sociale.
Geneviève Pastre
Lui écrire.
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