LES MAUVES Un parti politique pour articuler ensemble nos volontés C'est un tout que l'être humain et ce tout est prioritaire

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Les Mauves
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Les sexualités dans la cité

Au cours des âges, les États se sont la plupart du temps donné des règles relatives à l’usage de la sexualité. À côté d'autres historiens, nous avons déjà exposé dans plusieurs ouvrages soit notre relecture de l’antiquité, soit nos propres conceptions. Nous y renvoyons le lecteur et la lectrice. Nous pouvons résumer l’esprit qui anime notre réflexion et qui, bien entendu, dans un État de droit et une démocratie, alimente nos propositions, en tant que futurs députés, en matière de législation dans ce domaine.
La référence aux Droits de l’homme (au sens de : être humain, nous tenons à le rappeler) qui fait autorité dans réflexion contemporaine est très importante, et nous ne la négligeons pas. Mais nous croyons qu’il faut aller plus loin, ou plutôt changer de niveau, d’”ordre” et passer de l’éthique à la philosophie et l’anthropologie pour refonder totalement nos idées sur cette question afin de pouvoir légiférer à bon escient et pas seulement a minima.
On peut reconnaître aujourd’hui que nous sommes à même d’avoir un regard critique sur les anciennes conceptions qui régissent encore nos lois sur la sexualité ; Nous avons hérité d’archaïsmes que nous gardons sans trop réfléchir, par habitude, soumission, crédulité, peur, inertie ou toute autre raison qui motive nos conduites ; pour justifier leurs choix et leurs valeurs les hommes ont accepté l’explication théologique, celle communément admise ou imposé dans leur pays (la tradition, l’usage, puis on est passé (ou on y a opposé) l’argument de la nature(est bon ce qui dans l’ordre de la nature), puis l’histoire (l’homme est Toute histoire). On en est arrivé à l’idée plus fine et plus complexe de construction des rapports entre nature et culture, inné et acquis, tradition et réflexion critique.
Le concept des droits de l’homme né au XVIII° siècle a représenté un énorme progrès, dans la mesure il dit, explicite, énonce le droit au respect de tout être humain ; Il s ‘est étendu enrichi (droits concrets sociaux, femmes, enfants, etc.) et il s’étend aujourd’hui à des droits concernant des sujets tabous, comme la sexualité et plus encore les diverses formes qu’elle peut prendre.
Mais nous pensons qu’on peut justifier ces libertés, ces extensions nouvelles, en partant du constat que nous avons une vue plus fine et plus précise de ce qu nous sommes nous-mêmes : Des êtres dès l’origine en discontinuité avec la nature, adhérents sans nul doute à elle, mais non inhérents à elle, ni fondus, ou confondus, ou identifiés avec elle. Dès le départ l’être humain fait un saut qualitatif : tous ses actes sont humains, y compris sa sexualité. C’est pour parler d’une façon générale un être qui accomplit sa propre anthropogenèse, il est donc sans cesse création de soi, expression de soi et dans le même temps et d’un même mouvement
Il est un être relationnel, sur les plans physiques, affectif, sexuel, culturel, social, philosophique et politique(entre lesquels on ne peut établir de hiérarchie ni de séparation).
Si nous nous plaçons du point de vue de sa sexualité, en raison de ce double constat, il va donc de soi qu’il est maître d’user de sa sexualité comme il l’entend, dans les seules limites du respect de la volonté et de la liberté de l’autre. Il ne peut y avoir de contrainte, donc obéissance à une « normalité « ou « normativité » imposée du dehors selon des critères extérieurs. Établis dans leur propre intérêt par des systèmes théocratiques ou simplement politiques, de et maintenus en vertu de la vitesse acquise, de l’absence de réexamen, et de l’influence occulte ou avouée de corps puissants, qui ont peur de perdre leurs privilèges et qui sont des états dans l’État.
Il en résulte qu’il faut abandonner des modes raisonnements, des modèles de pensée, qui ne font qu’accroître les pesanteurs, causer des souffrances injustifiées, et des culpabilités, induire en erreur des gens de bonne foi, briser des familles, séparer les parents des enfants, bref provoquer le ratage des vies.
Nous avons le droit et le devoir de remettre en cause le bien fondé des systèmes culturels dans lesquels nous vivons et qui nous façonnent. Et d’apporter des nouveautés, des enrichissements.
En outre notre volonté de lutter contre la violence faite à l’être humain dans le choix de sa sexualité et en raison de son sexe s’inscrit dans notre volonté de lutter contre toutes les violences physiques, mentales, morales, sociales (statuts spéciaux, inégalité, distribution des richesses, droit au travail etc. et politiques, et/ ou religieuses (fascismes, intégrismes, fondamentalismes, qu’elles soient directes, indirectes, et bien entendu contre toutes les exclusions, et les oppressions et les discriminations quels qu’en soient les prétextes.
Nous disons donc bien fort que, si ce sont des lesbiennes et des gais qui ont développé ce parti des Mauves et se présentent devant les électeurs, ce n’est pas du tout pour ne défendre que notre cause, aussi juste soit-elle. Nous présentons un projet global de société où tout se tient. C’est déjà une violence de répartir les gens en catégories, nations, sexe, sexualités, classes, religions castes, races, origines géographiques, âges, car elle entraîne l’exercice d’un pouvoir des unes sur les autres.
Des hétéros travaillent avec nous ou à nos côtés, dans un dialogue sincère, les uns et les autres oeuvrent à faire du XXIème siècle le siècle des sexualités.
Ce n’est d’ailleurs pas une absolue nouveauté, des peuples anciens comme les Hittites ou les Amazones, et d’autres plus anciens encore pratiquèrent l’homosexualité et l’hétérosexualité sans que la notion de faute intervienne ni a fortiori de blâme ou de sanction. La période contemporaine est très inventive exploratrice de nouveaux comportements sexuels, que des fantasmes ridicules assimilent au mieux à une sexualité débridée.
Sous la pression, la révolte des intéressés/es, les sociétés commencent à reconnaître ce fait, ce changement radical, parfois avec une grande intelligence, parfois en traînant les pieds. Ils ne font que réparer une erreur de jugement millénaire et le préjudice que leurs présupposés erronés ont causé.

LES MAUVES proposent toutes lois
Pour créer une égalité totale entre tous les habitants de ce pays dans le domaine des sexualités et l’abolition dans les textes de toute discrimination. Et nous ne dissocions en aucune façon la discrimination faite aux femmes en raison d’une disposition particulière de « leur équipement sexuel »; car on ne voit pas pourquoi elle ne s’appliquerait pas symétriquement de la même façon aux hommes. On pourrait comparer cette discrimination d‘une forme d’une partie du corps à celle dû à la « couleur », à la « race » ou « l’origine ethnique »
Cette modification qui est encore si lente et à laquelle nous apporterons tous les ajustements législatifs nécessaires en vue d’une égalité totale, d’un égal respect mutuel (entre autres l’éducation la culture la participation aux pouvoirs, les images, les représentations, et qu’on doit pouvoir appeler ”féminisme » sans auto-dénégation ni dépréciation masculine. Comme un travail considérable a déjà été fait dans ce sens, nous ne pouvons développer ici. Précisons toutefois que nous défendons le droit à la femme, (comme à l’homme ) à sa propre sexualité ouvertement sans plus aucune discrimination, à la contraception, à la pilule du lendemain, à l’IVG dans les meilleures conditions (dates limites, conditions, protection sociale, ET à l’éducation conjointe du jeune garçon.
Mais nous proposerons que les lois relatives à la sexualité mentionnent toujours la possibilité de choix entre l’homosexualité et l’hétérosexualité comme modes de relation ayant exactement la même valeur (plaisir échangé, relation affective, forme de bonheur) mais aussi comme mode de vie ; il s’agira bien d’une mention non pas annexe mais d’un concept de base complet et cohérent dont les éléments sont indissociables ; nous faisons à un saut qualitatif certain qui évitera les lenteurs et les combinaisons délicates et difficiles du CUC, CUS PACS pour ne citer que lui

Dans l’état actuel de la société, il reste un grand effort à faire au niveau des mentalités sans aucun doute mais aussi au niveau des lois.
Les mêmes possibilités(les mêmes droits doivent être accordés aux homosexuels et aux lesbiennes qu’aux hommes et femmes hétérosexuels ; que ce soit le mariage, le Pacs, le concubinage
Et s’il arrive que des lois existantes soient modifiées, améliorées et aménagées elles doivent concerner automatiquement les diverses formes de sexualité.
Le législateur ne peut pas se contenter d’aménager de nouveaux possibles en raison de modifications des comportements, il doit prévoir. Et il est possible que le mariage lui-même tel qu’il est aujourd’hui a connu des progrès en faveur du partenaire féminin, il est possible que la connaissance des uns par les autres la reconnaissance réciproque par les uns et les autres entraînent de réflexions nouvelles sur ce qu’on appelle la nécessité de la différence des sexes(?) ou renouvelle la problématique du fameux partage des tâches.
De la même, la polygamie, les mutilations sexuelles et toues les manifestations culturelles portant atteinte à la liberté de la femme doivent être rigoureusement interdites en France
La parentalité doit être rendue possible quelles que soient ses modalités, les conditions de l’adoption doivent être entièrement revues dans tous les cas de figure au regard de celles dans lesquelles on admet la procréation sans conditions préalable chez les hétéros. La notion d'engagement doit être considérée avant celle de biologique.
La loi sur la procréation médicalement assistée (PMA) doit être entièrement revue. Il faudrait pour toutes ces questions faire des comparaisons avec les législations des autres pays européens, de façon à pouvoir généraliser celles qui favorisent le plus l’épanouissement des demandeurs ou demandeuses, car c’est cet épanouissement qui laisse présager qu’un enfant sera heureux, puisqu’il aura été véritablement désiré.
Il faudra aussi revoir le mode de préparation des lois et des commissions qui sont constituées et qui ont souvent un caractère orienté, mais aussi les abus produits par les consultations des politiques l’avis des spécialistes, sociologues, médecins biologistes, juristes, en fonction de leurs convictions religieuses ou politiques. Pour un Caillavet, que de Diafoirus !



Nous avons aussi posé la question de ce que l’on appelle l’homophobie et des meilleurs moyens de lutter contre elle. Il nous semble que ce ne sont pas des lois qui règleront la question ;
Il est utile de légiférer sans aucun doute, pour éveiller l’attention, mais on ne peut convaincre par la sanction on n’entraîne pas la conviction.
Il faut donc légiférer ailleurs, dans le domaine de l’éducation, de la culture, des médias. C’est un travail de longue haleine mais ce qui peut accélérer et confirmer un changement radical, c’est la première loi dont nous avons parlé qui est de rendre public (et de ne pas le réserver à l’éternelle élite intellectuelle ou du show biz), d’en faire un bien commun et accessible à tous ; il faut expliquer dès l’école par des prospectus dans les centres sociaux par ex ; il existe des fascicules à l’usage des femmes ou des hommes traitant de divers sujets de la vie quotidienne, il existe des émissions traitant de la sexualité il faut systématiquement y inclure les différentes formes de sexualité sans que cela apparaisse, de l’héroïsme, un exploit, une exception une bizarrerie, la preuve d’une largeur d’esprit ni même l’expression d’une minorité. La qualité, la valeur d’un être humain ne se mesurent pas à l’aune du quantitatif.
Il faut rendre ce changement aisé, heureux, une avancée décisive pour tous et toutes. Et bien entendu, il n’est pas suffisant d'en faire des spots publicitaires, mais un fait de culture générale : enfin, une humanité moins limitée, moins bornée par des limites absurdes.
Nous proposerons que toutes les bibliothèques comportent leur part explicite d’ouvrages gais et lesbiens, qu’il y en ait entièrement consacrées à la littérature gaie et lesbiennes (comme le bibliothèque des femmes, Marguerite Durand.
Que des centres culturels sur les sexualités, largement ouverts aux homosexualités pour combler le retard et la ségrégation dont souffre encore la culture homosexuelle (distinct des centres sociaux, comme le grand Centre réclamé par les associations) soient ouverts dans les grandes villes (ainsi que des centres de recherches spécifiques comme le CAD HP) ;
Comme on voit le chantier est vaste ! Avoir créé un parti comme les Mauves et la perspective d’avoir des députés nous permet, mieux que proposer des lois, de faire des projets de lois.
Nous n’aurons pas à attendre que l’intérêt des autres partis s’accorde avec les nôtres. Nous serons en positon d’agir directement, et comme nous connaissons très bien les problèmes, aidés par les associations qui ont fait et font un travail considérable.
Mais en plus nous faciliterons des échanges culturels dans le pays, nous améliorerons la qualité de vie des uns et des autres et libérerons des énergies pour régler les autres problèmes fondamentaux qui se posent à nous, d’autres exclusions, d’autres injustices.
Ce qui touche au corps, au désir, au partage des plaisirs, à la connaissance des autres par cette voie, ne peut que nous rendre plus sensible aux souffrances, aux manques, aux échecs. Ce vis à vis, sorti de son contexte actuel cloisonné éclaté, vulgarisé jusqu’à la corde, mal analysé incomplet peut être tout autre chose. Pas un ghetto, ni l’alliance de deux égoïsmes, mais le je–sujet amant/e d’un autre je-sujet. De plus en pus de gai et de lesbiennes veulent faire élever des enfants les rendre heureux être heureux avec eux, ils pensent à la société future.
Les législateurs que nous avons l’ambition d’être mettront tout en oeuvre pour cette socialité-là, cette convivialité- là aussi.

Geneviève Pastre
Lui écrire.

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