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Adoption

Faciliter les lois beaucoup trop restrictives en France, même à l’égard des hétéros. On met encore des bâtons dans les roues à l’égard des personnes qui souhaitent adopter un enfant, sans aucune mesure avec ce qui se passe pour la procréation en général.
La procréation volontaire (le un enfant quand je veux et si je veux des militantes féministes) est un acquis tout récent, même s’il a été pratiqué continûment au cours de l’histoire avec tous les risques souvent mortels et moraux qui y étaient attachés pour la femme uniquement bien sûr, sans que cela choque le moins du monde la morale officielle.
Combien de pères et mères le sont devenus « par surprise », « par ruse », par « viol conjugal » ou pas ? la législation n’a –t-elle pas contraint le violeur à moraliser son acte en le légalisant c’est-à-dire en épousant sa victime ?
Les délicatesses actuelles à l’égard du droit à l’adoption sont parfois insupportables et gratuites, en raison même des motifs invoqués. Ceux-ci sont inspirés de théories psychologiques, ou morales, absolument contestables sur les supposées bonnes raisons ou mauvaises raisons de vouloir un enfant. On invoque l’égoïsme. Le simple désir d’enfant est suspect. Le ridicule le dispute ici à l’odieux.
En fait on admet qu’une femme désire physiquement faire un enfant, le chérir physiquement autant que moralement, prenne plaisir, à s’en occuper, le nourrir l’élever, le voir grandir, etc, (son gynéco lui dira par exemple « maintenant vous allez jouer à la poupée !») ! Et cette vision, si elle est réelle souvent, est idéalisée et même parfois complètement fantasmatique. Il faudrait réexaminer ce postulat en osant arracher les tabous, si confortables pour le mâle géniteur. Car on ne tient guère compte des conditions de l’acte qui a provoqué cette grossesse. (Quelles sont les conséquences de la recherche du « père » par les gênes, j’entends sur le plan moral affectif dans la triple relation mère, père, enfant ? je ne parle pas du plan juridique ou légal).
Mais s’il s’agit d’une adoption alors tout change. Un acte volontaire devient une affaire d’Etat (au sens propre), ou un parcours du combattant.
Nous défendons « le désir d’enfant » sans autre forme de procès, comme sinon des entretiens minimum pour empêcher l’exploitation de l’enfance, et avoir des garanties de bon sens à l’égard de la « moralité » de l’adoptant.
Mais c’est là que le bât blesse, car cette notion est fluctuante ;
Nous proposons simplement que tout adulte seul ou en couple et, conformément à notre vision des sexualités, quelle que soit « la forme » du couple, puisse, selon une procédure simplifiée et dégagée des préjugés, véhiculée par l’archaïsme de la société, de ses règlements et lois, et du personnel administratif ou médical de bonne foi, mais contraint de les appliquer, adopter un ou plusieurs enfants.
Un foyer (même) monoparental où l’enfant trouvera l’affection même s’il ne répond pas aux critères de la classe moyenne (grande ou petite bourgeoisie pour employer des termes vieillis), les soins, l’éducation, la protection dont il a besoin vaut mieux qu’un placement dans une collectivité, un foyer, aussi parfaits soient-ils.

Actuellement il se produit déjà une évolution dans ce sens.
Nous serons en même temps et d’un même mouvement particulièrement attentif à ce qu’aucune discrimination d’aucune espèce soit faite en raison du type de sexualité choisie et vécue par le demandeur.
Nous veillerons également à ce que la loi permette la connaissance de ses origines à l’adopté une fois majeur, dans le respect de la volonté des parents naturels. Il faudra trouver un moyen terme entre des exigences parfois contradictoires.

Enfin, nous veillerons à ce que (dossier qui a toujours été remis à plus tard par les derniers gouvernements) la définition, le rôle de la « famille » soient redéfinis dans un esprit beaucoup plus souple et plus large. Selon notre conception de la place des sexualités dans la société, nous n’examinerons même pas l’influence que peut avoir la sexualité des parents sur l’enfant. C’est le type même du faux problème s’il est vrai que toutes les sexualités ont la même valeur positive si elles sont vécues dans une véritable égalité entre les partenaires

GP

Voir les articles PMA, sexualités, éducation famille

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