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EDITO N°21 du 2 juin 2002

Consternation MAUVE en lisant la presse
Il nous ignorent, ne l’ignorons pas ! Depuis le début de cette
campagne législative, il n’y en a que pour les députés sortants.
Quand le journal "Le Parisien" s’égosille sur une page par
circonscription à raconter que les uns ou les autres n’ont pas
grand chose à craindre, il n’a pas tort. Voilà la presse grand
public en train de convaincre que rien ne changera.

Convaincre si bien qu’elle ne rédige pas une seule ligne sur les petites
listes. Pourquoi ? Ca dérange que de simples citoyens veuillent
participer à cette élection ?

On a largement entendu et lu que des petites formations politiques
s’étaient formées pour l’occasion afin de "profiter" des
aides publiques accordées par l’état aux candidats. Et alors ?
Que font les grandes formations depuis des années, depuis qu’il
semble d’importance de moraliser la vie publique et politique ?
Croyez-vous qu’elles ont refusé ces aides qui se comptent en
Millions ? Croyez-vous qu’elles ont l’intention de
permettre à des gueux dans notre genre de venir jouer dans la cour des
grands ? Certainement pas ! Quels intérêts défendent-elles ainsi ? Le
droit de chacun de pouvoir s’exprimer ? N’y comptez pas !
S’elles pouvaient se passer de vos votes, croyez qu’elle le
feraient. Mais les discours autour de la démocraties sont leurs seuls
arguments pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte en
n’ayant pas l’air de dictateurs. La preuve ? Ils ne
respectent quasiment aucune règle du code électoral !
(Cf.
affichages sauvages et illégaux !) Leur vocation ? Un peu de discours en
creux pour remplir les caisses ! Ne nous laissons pas abuser.
Quant à la presse dont on attendrait un peu plus d’attention : niet !
Pas un mot ! Nous sommes pourtant une formation politique qui défend
des positions radicales concernant les sexualités dans un monde
moralisateur, absurde, déjanté et violent. Souvenez-vous que le pape est
contre la capote, que la droite conspue l’homosexualité et quand
elle se sent pousser des ailes crache sur les homos, que la gauche a
pondu un Pacs qui n’est qu’une discrimination de plus et
que nous faisons partie d’une Europe qui donne raison à la
France de ne pas accorder le droit d’adoption aux homos, que
cette même Europe voit la vie par le bout de la lorgnette anglo-saxonne
en considérant l’euthanasie, le droit de mourir libre et librement,
libéré de la souffrance, comme un crime de lèse majesté etc.). Alors
quand je parcours un magasine gay comme Illico du 30 mai
2002, que je constate que 2 pleines pages sont consacrées à Le Pen, 3
pages consacrées à la droite, 3 pages comporte des listes de noms
d’hommes et de femmes en politique, pro et anti gays et que
RIEN n’est écrit sur les MAUVES, RIEN n’est dit sur nos
positions, RIEN n’est rédigé concernant nos candidatures, RIEN
DE RIEN n’est évoqué concernant ces gays que nous sommes
en politique et dont on ne peut avoir aucun doute sur les intentions
bienveillantes à leur égard notamment, je suis à la fois consterné, révolté
et renforcé dans mon goût pour un radicalisme futur et accentué.

Nous faisons partie d’un Concordat Citoyen qui présente 68
candidats en France.
Est-ce à ce point négligeable ? Certainement
pas. Nous voulons que le vote blanc soit pris en compte ! Nous voulons
que les électeurs, qui disent en votant blanc, à quel point ils enragent
d’être face à des choix qui n’en sont pas, soient
considérés comme des citoyens à part entière. Mais voilà, ce serait ouvrir
la porte d’une réflexion que les partis en place ne souhaitent pas.
Ce serait dire à quel point les propositions qui nous sont faites ne nous
conviennent pas. A quel point ni la droite ni la gauche ne satisfont les
attentes les plus pressantes. Et ce serait surtout permettre aux électeurs
de reconsidérer les valeurs des nouveaux choix proposés par
d’autres comme nous notamment.
Tout cela, d’autant plus que nous voulons limiter fermement et
non en faisant semblant, le cumul des mandats. Je sens bien que là, trop
c’est trop, on les emmerde avec ce type de proposition qui les
engagerait à ne plus pouvoir en profiter allègrement. Oui, mais faire
de la politique doit être une activité citoyenne, pas un métier de seigneur
!

J’espère que nous aurons plus de voix au soir du 9 juin 2002 que
nous n’avons eu d’articles de presse. Ce ne sera que
justice. Et surtout, ce ne sera pas difficile.

Lionel Cagniart.
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