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Edito
EDITO N°27 du 29 juin 2002
L'appel du 29 juin 2002 : Nous ne raterons pas l'HISTOIRE et Notre histoire Réflexions sur le silence de la presse et des associations gaies sur l'existence des MAUVES, à la marche comme dans les interviews...
Comment les associations organisatrices boudent le nouveau parti des Mauves, font semblant de l’ignorer et prèfèrent pleurer devant les journalistes, sans même le citer..
C’est un curieux phénomène que les historiens étudieront plus tard, le refus par la plupart des associations gaies et lesbiennes (loi de 1901) de prendre en considération ce nouveau parti. Leur parti pris de faire comme s’il n’existait pas restera comme une curiosité d’entomologie socio-politique du début du XXIème siècle.
Il y a trois ans j’étais invitée officiellement à la banderole de tête, à côté de la LCR, des Verts, des socialistes etc ; l’an dernier les choses se gâtèrent, nous avions fait campagne aux municipales, nous devenions rivaux des partis en place qui accordaient ou non leur faveur aux gais et qui étaient donc en lice, et courtisés ou vilipendés, mais reconnus. Je faillis provoquer un esclandre puisque la télé était là, il fallut l’intervention d’un gai d’une certain âge et d’un certain poids dans le mouvement gai parisien pour s'opposer refus hargneux et hostile, même pas poli ou déférennt, d’un jeune gai qui appliquait la consigne. Ne l’écoute pas m’a-t-il dit tu as largement mérité ta place! Je me présentai en 2002 à la présidentielle et alliée du Concordat citoyen. Nous fûmes trois candidats officiels à Paris et à Toulouse(avec moi, Lionel Caganiart et Hervé Hirigoyen. Nous participâmes à des débats au CGL, à la Petite Vertu, et à Toulouse.,dans nos préaux.
La vague MAUVE est petite, mais elle existe, elle touche beaucoup d’indépendants mais les assoces sont à la traîne (question de fidélité, d’aveuglement, de subventions, d’obéissance à des mots d’ordre, peur de perdre la proie pour l‘ombre. Manque de confiance dans leur propres capacités politiques, manque de vision d’ensemble des problèmes généraux de la société,manque d’envergure ? Les président/es d’associations n’osent pas se lancer en politique pourtant il est clair que la voie actuelle a ses limites.
Au moins pour deux raisons : si les gais choisissent cette voie étroite de
revendications exclusivement communautaire, ils s’excluent eux-mêmes du débat politique général, en admettant implicitement qu’il y a des gais partout dans toutes les tendances et qu’ils choisiront ceux qui les aideront ils vendront même leur chemise ou leur âme.
La deuxième raison, c’est que ces groupes ne sont pas représentatifs de tous les gais (et lesbiennes) de France, c’est à dire de la communauté au sens le plus large, ils ne sont pas des partis, ils n‘ont pas droit au chapitre. Qu’ils se rappellent la conférence mondiale des femmes à Pékin, et la conférence parallèle des ONG, résultat nul, deux mondes séparés, d’un côté le pouvoir et de l’autre des motions. Les manifestations antimondialistes n’ont guère eu de succès non plus une fois passé la réaction à chaud des médias, les chefs d’entreprise augmentent leur propre salaire de 20 %) alors que leurs employés sont licenciés à tour de bras. Et Bové est en prison. Qui ne voit que tout est lié ?
Alors messieurs et mesdames les journalistes faites votre travail d’investigation, Blandine Grosjean, Pascale Kremer, en charge des dossiers dans Libé et le Monde ; " le raz de marée UMP a emporté avec lui quasiment tous les relais ministériels et parlementaires des associations... exit également les conseillers ministériels avec lesquels des liens avaient été tissés, les secrétaires nationaux du Ps certains préfets etc... reste l’UDF et Bayrou, "et ne comptons surtout pas sur Douste-Blazy, tiens d’ailleurs pourquoi compterait-on sur lui ? ou sur d’autres, qui nous seraient plus favorables a priori mais pour qui le coming out tient un peu du marketing, dixit Illico qui n’a pas sa plume dans sa poche ! je ne dis pas que les gais en place ne font pas du bon travail, les gais et ami/es des gais font tout ce qu'ils peuvent; mais ils dépendent de la conjoncture et des intérêts supérieurs de leur parti.
Si Act Up a raison de dire que " sous un gouvernement de gauche on lutte
pour obtenir des droits. Sous un gouvernements de droite, pour éviter
d’en perdre". Et LES MAUVES ?
Et si les gais (et les lesbiennes) poltiques dans le placard ou non, comprenaient qu’il peuvent se prendre en main, comme avons décidé de le faire,comme nous le faisons ? Nous les invitons donc à nous rejoindre, et donner leur pleine place aux Mauves jusqu’à ce qu’ils puissent taper du poing sur la table, avoir leurpropre place à l’Assemblée, sans exclusive, ni cachotterie, eux et elles!. A Reims, à Marseille, à Toulouse et à Lille, ils nous ont écoutés, c’est peut-être le moment de retrousser les manches et de s’y coller !
Au dessous de mes fenêtres je vois cette foule légère, à laquelle je me suis mêlée tout à l’heure, heureuse manifestement d’avoir choisi sa façon de faire l’amour et d’aimer: pas d’agressivité, de rage, de haine, de rancoeur, de peur de l’autre, non, détendue et tendre. Attention! nous qui nous sommes engagés nous nous sentons responsables devant eux, ne trompons pas leur espoir. Tout le monde n’a pas forcément envie de faire de la politique active, mais au moins, ne les désinformez pas ,ne leur cachez pas qu’il existe un parti qui œuvre pour eux en même temps pour un mieux être et plus de justice pour toute la société ; un parti clairement situé poltiquement et humainement. C’est une faute par omission, c’est bien plus grave que d’attaquer de front . c’est un procédé bien connu,éculé, non? mais efficace. au mins un certain temps. les gens commencent à se poser des questions!
En tout cas, nous avons fait le pari, nous nous sommes engagés et nous continuerons. rejoignez-nous, informez-vous,soutenez-nous. En posant le problème autrement, nous débloquerons la situation, nous aiguillonnerons les différents partis de gauche qui cherchent des idées. Ils chercheront à nous rencontrer. Nous en avons de fortes d'originales et de cohérentes.
Il suffit de vous informer. A la rentrée! et déjà sur le site. Ensemble, et ce
n'est pas un slogan, nous pouvons beaucoup, nous pouvons créer un grand souffle.
En bas une foule que j'aime.
Geneviève Pastre.
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