LES MAUVES Un parti politique pour articuler ensemble nos volontés C'est un tout que l'être humain et ce tout est prioritaire

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Edito N°33 du 15 octobre 2002

Une ellipse contient deux foyers aussi indispensables l'un que l'autre ; L'homme et la société. Ce sont deux coeurs ou deux cerveaux articulés l'un à l'autre qui forment l'ellipse. Dans cette configuration il n'y a donc pas d'une part les problèmes sociaux et économiques et de l'autre les grands sujets de société de qui seraient tabous, un simple plus, et dont la répartition - de droit naturel serait le domaine réservé de la droite ou de la gauche.
Aujourd¹hui partons de l¹être humain, nous autres Mauves dont certains socialistes, après s'être fortement irrités de notre apparition se gaussent doucement, espérant nous faire lâcher pied dans la cour des grands, nous autres Mauves donc avons une vue d¹ensemble de ces rapports, n¹ont pas à perdre des voix, ils n'ont qu'à en gagner, car les gens ont besoin d'autre chose dans ce domaine que des guérillas en ordre plus ou moins dispersés et s'ignorant les uns les autres, en fait très sciemment fragmentés. C'est justement cette politique-là que nous voulons faire ; ainsi l'actualité nous offre des exemples frappants de ces dissociations inhibantes et destructrices.

-Les gays d¹Egypte (JDD du 13 10p11) en procès
-Les tournantes des banlieues et des familles des accusés qui insultent la victime.
-Sohane, de Vitry sur Seine, brûlée vive par un " copain "
-L'élève du lycée Pailleron brûlée gravement à l'acide
-Le remplacement inopiné de la CADAC et de l APGL par Familles de France (sous marin de C. Boutin dixit Blandine Grosjean dans Libé des 14 et 15 / 10) et la Confédération des associations familiales catholiques (au Conseil supérieur de l¹information sexuelle, de la régulation des naissances et de l'éducation familiale dit CSIS.
-Et Bertrand Delanoê qui a failli mourir transpercé d'un coup de couteau par un individu totalement malade d'homophobie et d¹homophobie religieuse, réalisant en le voyant qu'il avait affaire au " Diable ". Si l¹on examine ces cas sous l'angle psychologique il est assez facile d¹établir un " profil " de l'assaillant ou de l¹assassin. Si l'on cherche les causes sociales (milieu familial on ressasse toujours le même schéma de la famille dissociée perturbée) ou le chômage ; On parlera aussi des images de violence ou de pornographie de la Tv ou des vidéocassettes. Mais on se garde bien de relier ces événements entre eux. et de les examiner par le bon bout de la lorgnette.
Il faut commencer par redonner à la sexualité ses dimensions humaines, son sens et sa portée, avec des yeux neufs : un échange de plaisir et non une exacerbation personnelle qui se sert d'un objet (la fille en général, mais ça peut être le garçon, quelle joie physique de casser du pédé, c'est à dire toucher un mâle par la violence puisqu¹on n'ose pas le toucher par désir) ; dans les tournantes, le groupe de garçons se sert aussi de la fille comme objet transitionnel, quelle bonne occasion de se voir jouir entre garçons), l'objet qu'on jette après usage, la sexualité est un acte culturel, car tout n¹est que culturel chez l¹homme.
Cela fait déjà un bail que je propose cette solution ; ce sera une nouvelle Renaissance (avec une majuscule bien sûr), un nouvel humanisme. Je vois qu¹on me lit (sans me citer une fois de plus) et même Jack Lang puisqu¹il emploie ces mêmes termes (toujours le JDD), et que ces idées passent, puisqu¹on les reprend mais sans aller jusqu¹au bout du projet, de la réflexion. Encore une fois nous sommes les seuls à proposer clairement cette refondation de l'être humain dans toute son ampleur, et sa précision.
Le XXIème siècle ne sera pas le siècle de l¹érotisme, ni du sexe (ni celui des religions), pas en tout cas au sens actuel, avec l¹hétérosexualité pour seul modèle. Mais rien n¹est donné ; c'est à nous à réfléchir, penser et agir par la voie politque et culturelle. Remplacer cet éloge permanent de la virilité la plus mécanique (aimer c¹est la honte pour les garçons) par une réévaluation des sexualités. Un garçon auquel un journaliste demandait (à la télé) : est-ce que vous pensez au plaisir de la fille, il eut une moue méprisante du genre " je m¹en fous complètement manquerait plus que ça !" ; et l¹amour entre femmes avilie parce que présentée comme des scènes pour voyeurs.

Tant qu¹on n¹aura pas fait cette révolution totale, on retombera dans une inégalité entre les sexes et les sexualités, et tout ira de travers. Les élucubrations théoriques accumulées et aberrantes sur la différence des sexes, la complémentarité, éclateront comme des ballons.
Oui, les relations sexuelles ont de la valeur un sens, et elles peuvent avoir lieu entre hommes entre femmes ou entre hommes et femmes. C'est par ignorance que jusqu'ici on n'a pas fait ce saut qualitatif. Donc la féminité n'est pas faiblesse ni passivité, donc infériorité, et la virilité n'est pas que domination prise de possession, performance, donc plus de différence de statut entre les uns et les autres et plus de privilèges . ou, c¹est une révolution ; mais quand ce sera dans la loi (fondamentale) dans l¹enseignement dans toutes les informations, dans la culture,¹lŒexemple d¹un ballet qui passe sur ARTE à cette heure-ci dimanche 13 est significatif des clichés où l¹homme (fort) porte la danseuse naturellement légre et docile et la machine à décerveler fonctionne à plein.
Nous avons un programme culturel et éducatif tout à fait original, radical sur ce point, nous ne transigerons pas, c¹est aussi une forme de justice sociale, de donner un accès à tous à une véritable information, donc un droit à bien vivre ses relations avec autrui.
Après avoir brûlé ou banni ou emprisonné les savants on a bien admis que c¹était la terre qui tournait autour du soleil. Mais on me dira ça ne toucha pas le tabou le secret (tu parles du secret) des couples et l¹honneur des familles, et la perpétuation des grandes erreurs ) des corps, et de leurs plaisirs partagés.
Il semble que les gais et les féministes se rapprocheraient, après tant d¹années perdues en palabres, il serait temps !
Nous, les Mauves, ferons tout pour défendre notre philosophie , notre conception de l¹être humain et notre philosophie politique que dépasse de beaucoup les simples droits de l'homme, qui les refondent sur des bases solides et nouvelles et nos propositions qui ne seront jamais considérées comme un " front secondaire " pour reprendre une expression bien connue. Le droit à cette joie- là, n¹est pas réservée à certains ,elle pour tout le monde comme un droit au logement, un travail, à la santé, à l¹éducation. Encore une fois c¹est un tout que l'être humain et ce tout est prioritaire ;
Je voudrais terminer sur la nécessité politique d¹une véritable la laîcité ; je suis trop petite, je n¹atteindrai jamais le ciel de mes bras,avait écrit Sapho. Qu¹on mette une majuscule à ciel , l'être l'humain commence par la modestie et un questionnement constant ; il n'y a rien à chercher ailleurs. Tout est ici et maintenant ; surtout pour le politique.

Geneviève Pastre
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