LES MAUVES Un parti politique pour articuler ensemble nos volontés C'est un tout que l'être humain et ce tout est prioritaire

Chercher Jeudi 10 Juin 2004
Les Mauves
Edito
Equipes
Agenda
Adhésions
Tribune
Programme
Campagnes électorales
Paris
Toulouse
Rennes
Revue de presse
Liens
Les Mauves  ->   Edito  
EDITO N°34 du 12 nov 2002

Entrez en politique par la grande porte. Et les jeunes partis ne seraient-ils pas ipso facto en tant que partis une grande porte ? Ne serait-ce pas pour cela qu’ils font peur ?
Un quotidien en octobre consacrait quelques pages à une enquête sur le rapport des « citoyens » à la politique. Elle appelle quelques remarques :
-l’affirmation de la fameuse indifférence pour la politique ne tient aucun compte de la création des jeunes partis, qui se sont manifestés à l’occasion des dernières campagnes. Curieux, non ? Je fais, bien entendu, en particulier allusion aux Mauves, cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant !
Plusieurs de ces petits partis s’étaient regroupés en un Concordat citoyen et avaient fait assez de tapage pour être pris en considération par les médias (voir le site sur lequel vous êtes-)
Il y aurait donc en France des gens assez dégoûtés, ou tout moins tout à fait déçus des partis ayant pignon sur rue, et en même temps assez actifs, courageux et un peu fous pour proposer leurs propres programmes et un certain nombre d’idées loin d’être la création de farfelus. La colère de Fabius (Fabius en colère, c’est un spectacle rare) avait quelque chose de naïf, comme si c’était un outrage aux bonnes mœurs de la politique de ne pas faire la queue comme tout le monde, de passer par toutes les étapes convenues, le plus brillant étant de faire ce parcours « sans faute » e surtout à l’intérieur d ‘un parti qui mérite ce titre par le nombre et l’ancienneté : il faudrait interdire la multiplication des partis, qu’est ce que c’est que cette pagaille ! !(Et pourquoi pas cette chienlit comme avait dit de Gaules du mai 68) ;
Mais de ces gens assez intéressés par la politique pour la fabriquer et créer leur structure, vous pensez bien qu’il n’en a pas été question ! ou si peu dans les médias pervers qui se jouent des uns et des autres comme de marionnettes, sachant bien qu’ils n’ont pas le pouvoir politique sinon celui de montreurs de foires. Pas tous ni toutes mais sont-ce bien les journalistes qui font les articles de fond qui apprennent à penser le fait social et politique et stimule l’esprit.
Informer c’est donner toutes les informations et pas seulement celles qui en sont jugées dignes ;ou alors que les journalistes nous expliquent leurs critères de jugements
Je ne peux pas croire que Jospin ait joué double jeu, disait hier cette jeune femme ignorant tout de la dialectique marxiste et de ses machineries appelées stratégies ou tactiques. Et un autre disait, sans rien en connaître, j’i rencontré un social démocrate qui m’a fait un coup bas, donc je me méfie de la socio-démocratie, reconnaissant quelques instants plus tard qu’il confondait l’affectif et la raison. Et d’une façon balbutiante, chacun essayait d’y voir clair dans son manque d’information, ses défauts d’analyse, et on sentait le désir d’avoir les outils pour bien penser le monde et la société.
Alors ne nous apportez pas comme une nouveauté l’étude du fait religieux dans les écoles. Laissez donc Dieu tranquille, écrivait à peu près José Saramago (prix Nobel de Littérature) dans le Monde du 22 septembre 2001) stigmatisant le « monstrueux pacte conjugal entre l’Etat et les Eglises ». J’ai bien peur que ce « facteur dieu » -là ne nous face une méchante farce en entrant dans les écoles par ce biais du « fait religieux » dans les temps troublés que nous vivons ; si on disait que le diable est malin, ce facteur dieu-là me paraît très dangereux ; pas en lui-même, car il a pour but de montrer un pluriel, mais parce qu’il semble éviter soigneusement d’autres questions brûlantes, et qui nous touchent à chaque heure et chaque jour

Mais parce qu’il est coupé du reste qui est urgent : Savoir jouir avec l’autre, apprendre les sexualités, le partage avec l’autre contre les tournantes (qui n’ont pas lieu que dans les caves, mais dans des milieux mondains, avec le masque de l’hypocrisie la plus souriante si l’on en regarde un des côtés du comme dans les maschere italiens et fort grimaçant si on voit l’autre côté.
Commençons par enseigner les joies réciproques partagées, multiples, loin des dominations et les violences des pornographies exténuées d’elles-mêmes ou de la plus sage conjugalité, la liberté d’aimer, sans omettre que chacune peut couvrir tout le champ de la relation, le désir du même ou du semblable, que le désir d’enfant naît de ce bonheur d’aimer avec son cœur et son corps, et pas seulement du coït aveugle, que la cité est ouverte aux choses nouvelles. Dans une nouvelle Renaissance semblable aussi à la révolution copernicienne et qu’aucun dieu né du cerveau des humains n’a son mot à dire là dedans

: la formation de l’esprit critique. Et en particulier par la lecture critique, de l’écrit et de la presse, des médias en particulier, par un enseignement mixte entre histoire et politique (les moyens employés selon les choix et intérêts politiques de l’heure, de la période. Cela a été commencé en 68, avec élan intelligence mais maladroitement sans doute, mais cela doit être repris. A fond, en toute objectivité, lucidité, d’une façon posée, argumentée. Les Sciences-Po existent bien, je ne vois pas pourquoi un jeune de 14 ou 15 ans ne serait pas capable et même avide de voir éclairée sa lanterne. Il faudrait des journaux alors dans les écoles, mais oui, j’ai vu cela et c’était bien, quand c’était fait non dans un esprit partisan mais pour amener les jeunes à déchiffrer la nourriture( ?) qu’on voulait leur faire avaler, profitant de leur ignorance de la totalité d’un problème Alors oui, ils maîtriseront mieux leur vie et prendront goût à mieux vivre et à agir.
Si Dieu (ou de quelque nom dont on le désigne) existe, il peut bien attendre un peu, et venir en troisième position, ou quatrième position, non ? La cité d’en bas, d’ici, est prioritaire et nous avons pour un bon bout de temps, avant de rendre les gens libres, fins et non moyens, je sujets et non pions sur un échiquier !
Quand nous serons au Parlement ou au gouvernement, nous ferons voter des lois pour éclairer les citoyens le plus possible et ferons en sorte que qu’aucun des sujets qui les concernent ne soient plus tabous ; tiens, tabous dans l’intérêt de qui ?

Geneviève Pastre
Archives 2002
EDITO N°19 du 12 05 02
EDITO N° 20 du 29 05 02
EDITO N°21 du 2 juin 2002
EDITO N°22 du 3 juin 2002
EDITO N° 23 du 8 juin 2002
Edito N°24 du 19 juin 2002
EDITO N° 25 du 26 juin 2002
EDITO N° 26 du 28 juin 2002
EDITO N°27 du 29 juin 2002
Edito N° 28 du 7 juillet 2002
Edito N° 29 du 24 août 2002
Edito N°30 du 19 septembre 2002
Edito N°31 du 27 septembre 2002
Edito N°32 du 4 octobre 2002
Edito N°33 du 15 octobre 2002
EDITO N°34 du 12 nov 2002
Edito N°35 du 10 décembre 2002
EDITO N°36 du 16 décembre 2002
Edito N° 37 du 23 décembre 2002
Edito N°38 du 31 décembre 2002

SOMMAIRE / NOUS ÉCRIRE
Reproduction autorisée avec mention de la source www.lesmauves.org
www.lesmauves.org est conçu par SvpMonSite.com
svpmonsite.com