LES MAUVES Un parti politique pour articuler ensemble nos volontés C'est un tout que l'être humain et ce tout est prioritaire

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Les Mauves
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LES ELECTIONS ET NOUS APPEL

les regionales.Quelle place pouvons-nous y prendre: voter bien sûr mais être candidat d'abord! Nous lançons un appel pour avoir des candidats/es plus nombreux/ses. Nous sommes les seuls/es à donner toutes leurs places conjointes au politique, au social et à l'être humain dans toutes ses dimensions. Disons le clairement, nous sommes les seuls à donner toute leur place à notre expression sexuelle, un des rapports fondamentaux entre les personnes.Si nous ne portons pas le projet, personne ne le fera à notre place et une fois de plus nous serons les dindons de la farce, Ne soyons pas des otages dans le jeu politique et pour cela jouons -le totalement! Mais pas d'erreur :nous assumons notre choix :un projet complet de société et nous cherchons des soutiens des candidats et des alliés...
LES REGIONALES et nous APPEL !

La politique de la ruse, de la feinte, du contournement, de l’émiettement des problèmes, on n’est pas loin de la casuistique que dénonça
violemment et magistralement Pascal dans les Provinciales. Nous
sommes dans une société de l’écœurement devant les esprits retors qui
tiennent le devant de la scène, esprits tortueux, faux, manipulateurs
prestidigitateurs, bonimenteurs, chasseurs malins tout attachés à
approcher le gibier sans qu’il s’en aperçoive. C’est le triomphe du "
développement progressif des intentions " dont parlait l’autre soir
Pierre-Luc Séguillon, qui cherche à nous amadouer, nous endormir, avec
un air patelin. On croirait vivre les fables de La Fontaine

Quant à Raffarin, qui " dilue la contestation " en faisant passer les réformes juste avant l’été ou les repoussant après les élections, il avance comme un bulldozer couvert de branches et de filets à travers les champs de mais ou de blés, mais inflexible dans sa fausse lenteur, prêt à écraser la ferme comme dans les Raisins de la colère pour " moderniser " et faire " avancer la société vers toujours plus de libéralisme jusqu’à la faire éclater et derrière lui, attendant en comptant les points, beaucoup plus dangereux, le paquebot le Pen, toutes lumières éteintes en ce moment mais toutes dents ou canons dehors : " Le racisme ordinaire et extraordinaire (c’est moi qui complète), la destruction culturelle, la ségrégation sociale " comme l’écrit l’appel lancé dans libé du 29 /10 signé de J.L Benhammias, P.J Billon, P. Gardiol et de C.Madrolle.
Non seulement il faudra voter, mais il faut dès à présent pousser les
partis actuels, par notre seule affirmation ferme et claire, à clarifier eux
aussi leurs positions, à ne pas passer leur temps en rivalités, mais à
oser des choix fondamentaux
C’est cela la politique du gouvernement aujourd’hui et malheureusement,
dans un passé proche, la gauche n’a pas été en reste. Que Jospin
commence par nier qu’il ait été à la LCR, et dit que c’est son frère, sans
que ses compagnons politiques sursautent, non devant la réalité " et
alors ? " mais devant le mensonge digne d’un gosse pris la main dans le
sac, n’est pas d’une nature différente (même si elle relève d’une stratégie
bien connue du : " Est vrai le mensonge qui va dans le sens de
L’HISTOIRE "). Qu’un Premier ministre s’empêtre ainsi dans sa propre
vie lui fait perdre toute crédibilité. Que les autres prétendants cessent
rapidement de jouer chacun pour soi. S’il y a quelqu’un ou quelqu’une qui
ait une envergure politique, au PS, qu’il se montre, qu’il ose, il est plus
que temps. Une carte a été jouée, depuis longtemps déjà, en faveur d’un
régime présidentiel, contre le strict régime parlementaire, cela peut
signifier que des hommes ou femmes, en tant que personnes, peuvent
entraîner les esprits, les volontés, les engagements. Il est même utile
qu’il y ait des têtes, si elles œuvrent pour le bien général, sans
bonapartisme, ou césarisme ni volonté de dictature, et si elles respectent
la répartition des pouvoirs.
Nous les Mauves, aussi minuscules que nous soyons, nous existons,
nous faisons aujourd’hui appel à des compagnons ou compagnes de
route, appel à des candidats potentiels. Nous avons un projet spécifique,
de gauche au sens historique du terme, mais autonome, puisqu’il ajoute
à un projet politique (démocrate et républicain) et social (social
démocratique), une dimension plus large (plus carrément et
profondément culturelle et nettement existentiel), et un recadrage
totalement neuf de la dimension sexuelle de l’individu), qui correspondra
par son ampleur à la laïcisation du pays dans les années 1880) ; que les
gais ou les lesbiennes ou les " gays friendly " y songent :Nous ne
sommes pas à l’abri d’un lâchage par les différents partis en lice de cet
aspect fondamental de notre vie et des méfaits actuels (en dehors
duPACS) de l’homo-- et lesbophobie, le nombre de suicides des jeunes
25% (des suicides de jeunes aujourd’hui est éloquent). Sans un
renversement et un rééquilibrage de la situation actuelle, nous en
resterons à du provisoire, confrontés à un danger latent mais permanent.
Ne soyons pas les éternel/les sacrifié/es : pour toutes nos libertés, dont
celle là qui touche quand même à un essentiel nos corps et nos désirs,
des choix politiques, nous dépendons forcément des calculs électoraux,
rappelons- nous Weimar, mais aussi d’autres périodes de régression,
d’Ordre moral, propres à notre pays. Ce n’est pas un luxe , un plus que
nous demandons ; nous proposons un changement radical dont les
hétéros profiteront autant que nous ; ce n’est ni une lubie mais un
changement de fond qui jouera contre les violences, les violes, les
crimes, les exclusions, les vies gâchées les doubles jeux. Trop de
conformisme encore chez les gais, trop d’indifférence à l’égard de la
politique concrête chez les lesbiennes, trop d’émiettement et de silences
chez les femmes en général, qui laisse la place à trop de machisme. Si
l’on commence à ne plus oser, on entre dans le temps du repli et du
chagrin. Sans poids politique propre, on reste des otages.
Il pouvait paraître impensable que quelqu’un de mon âge ose un projet,
ose s’y impliquer, se montrer, se présenter aux élections, et bien,
pourtant des jeunes sont venus spontanément (l’âgisme est une maladie
sociale surajoutée qui induit les comportements et qui est cultivée pour
les induire) et sont là, je leur ai montré un possible et souhaitable. Ils
s’en sont emparés et ils en ont fait leur " chose ". D’autres viennent et
viendront et défendront ces idées ;frappé/ :es par l’ampleur du projet du
je- sujet, de l’être humain, du double foyer de l’expression de soi (art,
sexualités, techniques) et de solidarité, de justice, des êtres face à face
ou côte à côte non pour s’entretuer, s’affronter , enfoncer l’autre, le nier
ou s ‘en f…, mais se pour se connaitre mutuellement, s’entr’aider,
s’entr’aimer, réfléchir ensemble, faire des choix, substituer à la
compétition contre autrui celle qui se joue face à notre propre lâcheté,
paresse, ignorance, inertie épicurisme : la " vertu " au sens de
Montesquieu, et, au sens de Stendhal la virtu, l’énergie du faire. Des
visages et des corps nouveaux : nous y faisons entrer les sexualités à
visage humain, dans leurs variétés leurs richesse, leurs libertés,une
pleine égalité des sexes bien sûr et des sexualités à visage enfin
découvert.
Notre effort porte sur le long terme, nous nous méfions des intérêts à
court terme et de la routine, voire du brio, de la virtuosité des calculs de la
politique. Je te donne tant tu me donnes tant. Et après on verra ; on se
tirera peut-être dans le dos ; peut-être en face. Si Nous acceptons les
alliances, ce sseront de véritables alliances/ Que les jupettes aient été
appelées ainsi et aient été remerciées une semaine aprèsest
symbolique d’un esprit particulièrement rétrograde, à en friser le ridicule,
Que Léon Schwarzenberg ait été remercié pour avoir contrevenu à une
règle d’école et avoir dévoilé ses projets personnellement sans avoir
attendu l’aval du premier ministre (alors que le gouvernement était
d’accord avec ses propositions), sans qu’on tienne compte de sa
personnalité étonnante)est un exemple de la confusion des plans. Mais
l’étiquette d’abord !
L’extrême gauche (la double), elle, a un idéal spécifique et devient
réaliste (au moment où j’écris, j’apprends leurs alliances) mais elle n’a
pas le moins du monde renoncé au Grand Soir au besoin en passant par
la première étape ; la voie législative, autrement dit légale dans la forme.
Qui, sérieusement, sincèrement, peut vraiment souhaiter ce grand
chambardement, après toutes les horreurs, tous les crimes, les millions
de morts provoquées par les états non démocrates, du siècle dernier, né
de révolutions sanglantes Quels que soient les idéaux fous ou au
contraire généreux des dictatures, l’être humain est broyé dans ces
systèmes. Qu’ils répondent d’une protestation romantique contre l’ordre
établi, contre un régime installé, ou de la juste colère du peuple d’en bas,
qui veut en finir avec les coups répétés qu’elle reçoit des nantis et même
des bobos, et de la politique de l’argent, où il est toujours roulé, et qui,
poussé à bout, semble prêt à tout, les révolutions sont des phénomènes
redoutables, aux conséquences incalculables, que nous ne souhaitons
pas ou alors des révolutions pacifiques, civilisées.
Il faut donc la démocratie, la forme la plus civilisée des gouvernements,
mais la plus fragile. Reposant sur le droit, elle cherche à le rendre le
plus juste possible, elle essaie de faire appel à la raison et l’intelligence
des êtres humains. Mais répugnant à la force, elle doit compter avec la
fameuse " vertu ", vertu civique s’entend, moteur intérieur, puissant et
délicat modérateur des passions,
Or que se passe-t-il aujourd’hui ?
Il y a une sidération effarante chez des " citoyens " devant de si grossières
et si simplettes entourloupettes ou très habiles manipulations. Et
l’éducation et la culture civique étant ce qu’elles sont c’est-à-dire
pratiquement nulles nulle, les gens doivent se débrouiller comme ils
peuvent avec ce qu’ils entendent, et que le plus souvent ils sont
embarqués sans avoir eu le temps de vraiment réfléchir par eux-mêmes.
Mais il semblerait que plus c’est gros plus ça passe. Le charlatanisme,
les grippeminauds de tous côtés. Où trouver un visage honnête ? Je me
suis trouvée dans un débat politique à la " Petite vertu ", un lieu parisien
de débats pour gais, espace revigorant, à contre courant de la tendance :
" après nous le déluge, profitons de l’heure, vive les autruches, elles sont
des imbéciles heureuses " ou encore " c’est ici mon ami que trouveras la
vérité politique, prends ta carte et tu en seras récompensé, on pense
pour toi ! ".
Nous avions donc des arguments et des micros. Un ami me dit à l’oreille
:" même avec un micro et de bons arguments, tu ne peux égaler ton
voisin dont la voix est si forte, le timbre si puissant qu’il porte au fin fond
de la salle, et impressionne et convainc sur le moment presque tout le
monde. C’est ça qui compte en vérité ". Ce n’était pas le cas de la
personne qui parlait dieu merci, mais j’ai entendu, enfant, les
vociférations et les éructations d’ Hitler à la radio, de ma Lorraine si
proche de la frontière. Et j’ai vu à la télé les gesticulations si grotesques
du Duce, que l’un et l’autre, aujourd’hui, ont l’air si grand guignolesque
qu’on se demande comment ils ont pu convaincre quiconque d’un peu de
bon sens, mais ils ont failli conduire le monde entier à sa perte.

J’en appelle aux gais et aux lesbiennes et aux autres honnêtes gens.
Rappelez-vous Weimar. Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais
l’heure est pour le moins sérieuse. De fil en aiguille, faute d’avoir assez
de hauteur, on peut se trouver acculé/e à la politique du pire.
Rejoignez-nous. Nous tiendrons bon, de quelque côté extrême que
frappe la bourrasque, ce n’est pas à un centre mou ou fluctuant que nous
vous appelons, mais à un choix à la fois hardi et tout à fait sensé et
d’avenir. Quand une idée est fausse, elle ne peut avoir que des
conséquences néfastes, il convient donc de l’abandonner et de la
remplacer par une nouvelle. C’est une autre idée de l’être humain que
nous défendons. Dans et par une société ouverte et juste. Avec des
allié/es choisi/es réciproquement pour faire le poids.

Geneviève Pastre le 1er novembre 2003




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