|
|
Les Mauves ->
Edito
EDITO N°5 08.02.01
Faire des vagues ou ne pas faire de vagues
to be or not to be
Outre les formules increvables des discours politiques,qu'on lit ou qu'on entend partout, il y a tout un vocabulaire de la prudence, qui va très loin et prend des formes différentes. Une fois le danger passé, on pointera de nouveau son nez,prudemment, pour voir d'où vient le vent ou le danger. de quoi, je parle, voyons, de tous les sujets, pêlemêle, SDf, sécurité, pollution, jeunes, motifs des grêves, sous salaires, immigrés, etc.
Mais il y a un tabou qui nous gratte et nous irrite. comme nous avons dit que nous serons le (ou un) poil à gratter des conformismes, c'est celui des gais et des lesbiennes.
J'entendis l'autre jour, à la Fabrique, où les Mauves étaient aux côté de Yabon, représentant des squatts d'art, par Teknik'art,une jeune fille dire: pourquoi faire des catégories séparées, les artistes qui squattent et les gais et les lesbiennes? je lui répondis qu'elle prenait le problème à l'envers, les uns et les autres avaient éprouvé le besoin de se réunir pour vivre mieux, que seuls et se faire entendre, puis ils avaient pris l'initiative de se rencontrer, en élargissant le cercle?
Rien ne m'agace plus que ce réflexe de se fermer comme une huitre qu'on priverait soudain d'eau, dès qu'il s'agit de nommer, reconnaitre, identifier. Des artistes auraient- ils honte ou tort de sortir de la stricte définition du citoyen en se disant peintres sculpteurs, et de faire ainsi des catégories inopportunes, et la relation sexuelle ne pourrait-elle pas être considéré comme un art, art des corps, de leurs relations, le joyeux sentiment d'existence que donne le plaisir n'a -t-il pas un lien avec l'"esthésis",l'esthétique, l'art des sensations, des émotions donnée par tous les sens. Et comme les artistes se sentent exclus de la Ville avec une absence criante d'alteliers, comment les gais et les lesbiennnes ne se sentiraient-ils pas exclus de la Ville, où ils n'ont pas de lieu culturel, où apparaisse leur art d'aimer, et où ils subissent toutes sortes de discriminations directes ou déguisées? Pourquoi ne se révolteraient-ils pas, ne s'organiseraient-ils pas ,en établissant des liens avec d'autres groupes de citoyens, eux qui sont anticonformistes, contre tous les académismes sexuels et cuturels qui pullulent, en clones tristes? ce qu'on appelle le grand public n'a-t-il pas besoin de rafraîchir, ses sens , sa sensibilité, sa sociabilité, son esprit ,d'élargir son sens esthétique, ses sens esthétiques, d'explorer. Et d'explorer encore. Il y a de l'amour là dedans. L'amour du bien et l'amour du beau. essayez de lire le Banquet de Platon. Ce sont les cuistres qui vous font croire que c'est difficile,parce qu'ils ont peur de perdre leur autorité factice. Refusez la laisse!
la jeune fille aurait dû dire, à la Fabrique: quelle heureuse rencontre, tiens je n'y avais pas pensé!
Geneviève Pastre
j'allais oulblier faire des vagues ou des vagues d'enthousiasme? ce que les hommes politiques ne font qu'à pas comptés, nous le faisons comme un d^loiement des possibles,.ne renions jamais ce qui fait une grande part de notre joie de vivre,cessons de calculer tous nos coups comme une partie de actes! osons être nous aiderons les autres à mieux être.
Réagir.
|
|
|