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Edito
EDITO N°10 08.04.01
LES LEGISLATIVES sont devant nous.
Notre campagne se poursuit donc avec notre jeune parti. Nous ne regardons notre passé tout récent que comme un galop d'essai, un contact avec les gens, les administrations, nous avons observé la rue la ville, les situations concrêtes d'existence, les médias, les gens, leurs réactions. Il s'est manifesté une volonté politique de certains dans plusieurs régions de France qui s'est concrétisée spontanément. et cela ne fait que commencer. Les contacts nous ont permis de voir que les gens ont besoin de vérité, de naturel, d'échanges,de réflexions libres sur notre condition humaine autant que citoyens. Nous ne nous classons pas pour autant parmi les bobos, pouvant se permettre le "sociétal "parce qu'assez aisés pour s'offrir ce luxe -là. Ce qu'on a appelé la gauche caviar en somme, et dont la différence avec la droite "pot au feu" (du XVIème comme du XIXème serait dans la qualité ou le niveau intellectuel, un certain chic ou in ou je ne sais quelle appellation sans cesse mouvante) ne nous intéresse pas. Les Verts ont aussi de ces côtés là.
J'ai apprécié le mouvement populaire, spontané, des jeunes de la banlieue Toulousaine venus protester. même s'ils ne faisaient pas partie de Motivé-es, même s'ils venaient seulement faire du grabuge, du tapage.
Pourquoi ne penseraient-ils pas un peu? pourquoi n'en auraient -ils pas marre d'être mis de côté sans cesse? S'ils étaient pris en considération, réellement, bien sûr qu'ils s'inséreraient dans la cité! On ne jure que par le mot citoyen, on le fait miroiter comme un idéal, idéal pour qui? de qui se moque-t-on? on ne vit pas de mots vides, mais de concret . On a nettoyé les taggages sur les métros qui partaient de St Denis, mais la ligne de St Denis ne traverse-t-elle pas les Champs Elysées, puis ne passe -t-elle pas par la rue de Varenne?les quartiers chic de Paris? qui a eu l'idée de se mettre,une fois en pensée, à la place de ces jeunes sans travail, excentrés, n'ayant d'horizons que leurs HLM? Même le PC n'est plus capable de proposer quelque chose de valable, un projet de société véritable à toute cette population qui a les même droits que tous. Mais non. Les privilégiés oublient qu'il y eut des jacqueries, des révoltes de paysans, et que leurs ancêtres ont dû céder un jour. Tableau simplifié d'une révolution devenue vite bourgeoise.? sans doute, mais révolution tout de même au sens fort du terme. On ne parle plus de classes, ce n'est pas dans le vent, et on se tort la bouche pour user d'euphémismes, pour contourner prudemment le danger, car l'animal peuple peut se réveiller de l'engourdissement et de l'impuissance où on le plonge;il sait bien qu'il y a une imposture quelque part. Et tant mieux si l'extrême gauche réapparaît et c'est bien qu' à Rennes les Mauves se soient associés à eux dans tpoutes et tous ensemble à gauche.
Ceci pour clarifier les choses. Oui, notre choix sexuel nous a mis, dès le départ, en position de conflit avec une société bégueule, féroce et hypocrite, nous a rendus sensibles nous les citoyens qui avons fait des choix de sexualité non conformes à la loi générale, qui nous a discriminés, menti, obligés à nous taire, à rester discrets qui nous a rendus malheureux, mis en position de nous défendre, de nous excuser de nous faire pardonner, accepter,voire nous renier ou transiger.Nous aurions continuer le jeu actuel, où l'on s'épuise où l'on perd la mesure de soi-même, sa propre estime. Mais j'ai pensé autrement.
Oui, c'est à mon appel que de plus en plus de gais et de lesbiennes répondent, las de voir les choses traîner, peu claires, mi figue mi raisin, notre statut s'améliorer uniquement sur notre pression, et encore pas d'une façon satisfaisante, comme ce serait notre droit le plus strict. c'est à notre appel que des hétérosexuel/es se sont joint/es à nous,chacun en tant qu tels pour faire bouger le socle de préjugés actuels,mais surtout parce que nous pensons que les problèmes ne peuvent être séparés Cela , notre choix sexuel et relationnel, non seulement nous ne le renierons jamais, ne le relèguerons pas au second plan, nous ne tairons pas nous le développerons même, mais nous ne sommes pas, au sens où les gens l'entendent, un "parti homo" pour les homos, ce serait une absurdité et un non sens. Au lieu de rester dans l'équivoque, dans la réserve, la prudence, l'hypocrisie de l'indifférence,la réflexion et la recherche personnelle, à la limiet du déni, j'ai initié ce parti , c'est clair.Je savais parfaitement que je prenais ce risque de voir mon projet mal interprété, mais inlassablement nous expliquerons. Une idée neuve suscite toujours de la surprise et des méprises et, mis à part les gens de bonne foi, bien des gens ont intérêt à les provoquer. nous expliquerons inlassablement et nous convaincrons. Il n'y pas d'exemple qu'un idée juste meilleure, ne finisse par entraînér l'adhésion générale car tout le monde a à y gagner ;mais il faut expliquer, pas imposer , et ne jamais tricher. La prudence n'est pas de mise quand il s'agit de la re-connaissancede l'être humain;
Ainsi, d'une part, nous repensons la place, le rôle,la signification de la sexualité chez tout être humain, avec les conséquences qu'on peut en tirer pour la vie privée, les relations humaines, entre hommes et femmes, entre hommes et entre femmes, la famille, les enfants, de droit à l'expression de soi, le droit au bonheur. Nous refondons l'être humain ,rien que ça ,oui.après l'homo faber, l'homo habilis l'homo sapiens, l'homo sapiens sapiens, l'homo ludens,l'homo oeconomicus, pourquoi pas disions-nous l'autre soir," l'homo sapiens sexualis", l'homme sachant, et sachant sa sexualité? ou" l'homo sexualis sapiens", l'homme sexué sachant, se sachant être humain total, nous cherchions tâtonnant avec joie pour trouver le terme le plus adéquat; en allemand j'ai trouvé le concept "Durchmensch", l'homme de part en part et que mes amies les feministes ne me fassent pas un mauvais procès pour l'emploi d'homme au sens générique. Mais, d'autre part, nous pensons à l'homme relationnel donc solidaire non seulement dans la dimension du plaisir partagé (des corps, de l'art des sns et des idées, mais aussi et corollairement, dans l'obligation de partager, répartir, les biens, les richesses du monde naturel et de ses artefacts,et de corriger les injustices crées par les hommes et leurs sytèmes politico-economico, idéologiques, donc nous pensons justice sociale, donc projet social, dans les conditions concrêtes d'existence où nous sommes plongés(nous ne pourrons jamais dissocier social et sociétal) Vaste projet. Le monde est en chantier , et il est immense et complexe, les choix ont été faits avant nous, des forces contraires et gigantesques poussent les unes contre les autres, beaucoup écrasent les plus faibles, des idéologies, des doctrines, fallacieuses et/ou cyniques, se succèdent et s'imposent, des violences sèment la terreur et la mort sur toute la planète.
Il y a bien une erreur quelque part! Nous devons donc faire des choix et les faire connaître, puis, par le moyen des lois, faire prévaloir, comme députés, des solutions , de bonnes lois. Aujourd'hui, rien de ce qui est décidé dans un pays, ne peut manquer d'avoir des répercussions à l'échelle internationale, et vice versa. Nous ne serons pas toujours les privilégiés des privilégiés, si nous croyons "sauver notre peau" et notre tranquillité en faisant le dos rond,nous nous perdons deux fois.
Faire de la politique, ça ne devrait pas être faire carrière, mais penser surtout les problèmes dans leur ensemble et peser, pour, dans un état de droit, repenser et faire progresser constamment ce droit, ces lois qui sont des règles souvent imparfaites, et s'appuyer sur une philosophie d'ensemble. C'est cela être député.
Ecrivez- nous(vous le pouvez par le site), proposez- vous si vous pensez que vous êtes concernés. faites-nous vos propositions, travaillons ensemble. Aidez-nous aussi en adhérant.
GP
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