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Tribune
Jean-Jacques le 12.12.00
Paternité et homosexualité (extraits).
Il peut paraître paradoxal d'associer les deux notions de paternité et d'homosexualité, tellement il semble évident au "bon sens" commun qu'elles s'excluent.
Un grand nombre d'homosexuels se trouvent engagés dans les liens du mariage et de la paternité, et le désir de paternité les a presque tous effleurés un jour ou l'autre sinon longtemps poursuivis.
Je suis père d'un garçon de 18 ans, prénommé THOMAS, divorcé, je vis en couple, un couple atypique, certes, mais je reste un père, et très fier de ma paternité, qui occupe une grande partie de ma vie affective.
Familles monoparentales
Les travaux en matière de psychologie de l'enfant, montrent que dès la naissance, le nourrisson sait "lire" autant les messages maternels que paternels. L'attachement serait donc la chose la mieux partagée, dès sa venue au monde. dans les affaires de divorce, on affirme prendre les décisions relatives à la garde de l'enfant, en fonction de "l'équilibre de l'enfant" ou son "intérêt". Toutes ces notions sont un rideau de fumée et les magistrats sont dans une parfaite incertitude, en regard de ce fameux "intérêt".
On peut constater actuellement que dans la plupart des cas de divorce, l'enfant se trouve placé dans une situation qui élimine l'un des parents, le plus souvent le père.
On parle de "nouveaux pères", et d'une nouvelle qualité de mère, dégagée de ses obligations de maternage.
On évoque aussi la dimension maternelle des pères s'occupant d'enfants, ou encore, de la promotion de la dimension masculine des femmes, bref, tout changement au niveau de la fonction parentale dérange, provoque la dérision, l'ironie masquant mal l'inquiétude.
Une évidence s'impose, il faut maintenir des relations étroites entre l'enfant et ses parents, que ceux-ci soit ou non mariés.
Le divorce, la séparation, ne doit pas exclure arbitrairement un des parents de l'environnement affectif de l'enfant.
Le droit doit s'adapter aux besoins affectifs réels de l'enfant, et non l'inverse. Défendre le droit pour l'enfant à vivre avec ses deux parents.
"Tout amour est paternel, adoptif, et créatif...".
Il n'est peut-être pas de véritable enfant qu'adopté. Si l'amour parental ne devient un amour d'adoption, un amour de choix.
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